Pour un 400e accueillant et rassembleur
Lorsqu'elle vibre trop fort au point de s'entrechoquer les neurones, la fibre nationaliste plutôt que de s'avérer un vecteur de développement et de fierté tend parfois à s'emmêler les bottines pour freiner tout élan constructif. Les récentes lamentations entourant la possible venue de la reine d'Angleterre lors des célébrations du 400e anniversaire de Québec l'illustrent de façon probante.
Pourtant, on évoque 2008 comme une occasion de fêter l'évolution de la plus vieille ville d'Amérique du nord. Un temps fort pour souligner toutes les contributions à la trame urbaine et sociale de la capitale dite nationale des Québécois. Bref, toutes les communautés qui ont participé à son devenir et sa modernité - c'est-à-dire française, anglaise, étasunienne, haïtienne, italienne, irlandaise, portugaise, chinoise, vietnamienne et autres - sont les bienvenues. Et, leurs chefs d'État et têtes couronnées également.
La fête du 400e de Québec s'annonce globale, inclusive et multiethnique. Elle s'ouvre à tous ceux qui veulent venir célébrer le cachet unique de notre cité et favoriser au passage la vitalité de son industrie touristique. Au rancard la mesquinerie et la nostalgie des batailles passées. On souligne quatre siècles d'histoire et non une parenthèse guerrière. À ceux qui ne peuvent recevoir dignement la visite planétaire, suggérons amicalement de faire coïncider leurs vacances estivales. Paris, Rome et même Londres sont magnifiques en été...