Bon fabricant de jeu, Philippe Halley entend bien profiter au maximum de la chance qu'il a d'évoluer pour les Olympiques de Gatineau.
Philippe Halley se taille une place chez les Olympiques de Gatineau
Philippe Halley est un joueur des Olympiques de Gatineau qui savourait pleinement la dernière remontée de son équipe face aux Remparts de Québec lors du dernier match disputé au Colisée Pepsi. Avec ses deux buts et son aide, le centre de 17 ans originaire de Saint-Émile avait permis à son club de combler des écarts de 4-1 et 5-4 pour finalement triompher en tirs de barrage.
«C'est indescriptible la sensation que j'ai eue à la suite de cette victoire, indique Philippe Halley. C'était la première fois que je jouais devant autant de spectateurs au Colisée. Je peux vous dire que j'avais des papillons dans le ventre avant le début du match. Une fois la partie débutée, tout est rentré dans l'ordre. J'ai même pu amasser trois points devant une trentaine de parents et d'amis qui devaient être les seuls à nous encourager lors de cette partie.»
À force de détermination et de bonnes performances au dernier camp d'entraînement, Philippe Halley a réussi à percer l'alignement des Olympiques même si plusieurs observateurs ne le voyaient pas là.
«J'ai tout de même été un choix de neuvième ronde lors du dernier repêchage de la Ligue de hockey junior majeur élite du Québec, précise celui qui a évolué pendant deux saisons chez le Blizzard midget «AAA» du Séminaire Saint-François. J'étais décidé à faire ma place au sein du club dès le premier jour de mon premier camp d'entraînement chez les Olympiques. J'ai marqué plusieurs buts lors des matchs intra-équipe et j'ai fait écarquiller les yeux du personnel d'entraîneurs. Comme je n'ai pas ralenti par la suite, ils n'ont pas eu le choix de m'offrir une place dans l'équipe.»
Avec une fiche de cinq buts et quatre aides, le joueur de centre profite de chaque moment où il saute sur la patinoire.
«J'ai un gabarit similaire à Martin St-Louis du Lightning de Tampa Bay et Francis Bouillon des Prédateurs de Nashville. Ces deux joueurs sont de véritables modèles en ce qui me concerne. Je suis reconnu comme un patineur rapide qui travaille fort à chacune de ses présences et qui est reconnu pour son intensité et son désir de vaincre. Je suis le genre de joueur qui doit se défoncer à chaque présence pour se démarquer. Ce n'est pas parce que suis de petite taille que je ne suis pas en mesure de tenir mon bout dans le circuit Courteau.»
C'est en suivant à la lettre un programme d'entraînement fait sur mesure pour lui par Patrick Genest et François Giroux de Formo-Max à Loretteville que l'Émilois s'est préparé l'été dernier à son premier camp junior majeur.
«Faut croire que mes efforts ont porté fruit, car j'ai pu me tailler une place dans l'alignement des Olympiques. J'ai commencé la saison sur le quatrième trio et je pivote maintenant le troisième trio de l'équipe. Si je poursuis dans la même veine, on n'aura pas le choix de m'utiliser encore plus souvent», de dire l'étudiant en sciences humaines au collégial.
Rêve
Comme bien d'autres joueurs de hockey junior, Philippe Halley rêve de jouer un jour dans la Ligue nationale de hockey.
«Je n'ai toutefois pas de grandes attentes en ce sens, admet-il. Si j'ai pu mériter un poste chez les Olympiques, je pourrais faire de même un jour dans une organisation professionnelle. Les entraîneurs du Blizzard du Séminaire Saint-François, Serge Beausoleil, Martin Plante et Frédéric Parent ont favorisé mon développement comme joueur de hockey. Je les en remercie. Ils ont cru en moi et c'est maintenant à mon tour de croire en moi et de faire en sorte que j'obtienne du temps de glace. C'est ce que j'aspire en ce moment.»
En plus d'évoluer pour les Olympiques de Gatineau, le fils de Chantal Bégin et Luc Halley est éloigné pour la première fois de sa famille.
«Je crois que j'étais prêt à partir de chez moi et de vivre de nouvelles expériences. J'apprends beaucoup par les temps qui courent et s'il n'en tient qu'à moi, je serai un Olympique pour plusieurs saisons encore», de conclure Philippe Halley.