Prestation scénique d'Urs Karpatz.
Urs Karpatz brille sous le ciel charlevoisien
Collaboration spéciale en duo : Line Turcotte et Paul-André Simard
Dans un lieu inspirant surplombant le majestueux Saint-Laurent, une musique nouvelle provenant de voix et d’instruments étranges qui ont inspiré un public passionné et connaisseur. Invités à prendre part à cette soirée mémorable du 14 novembre, nous nous dirigeons à la Salle Joseph-Rouleau du Domaine Forget pour y découvrir un ensemble musical polyphonique et polyrythmique qui déploieront leurs talents dans une tournée éreintante de 18 représentations en 26 jours.
Autodidactes, les huit musiciens gitans du groupe Urs Karpatz font partie de cet ensemble original qui parcourt la planète depuis plusieurs années. Le fondateur Dimitri, se révélant montreur d’ours grizzlis qu’il fait danser, et qu’il héberge dans sa Bretagne natale.
Les violons, la contrebasse, le cymbalum (ancêtre du clavecin), l’accordéon, les instruments à vent, le cythar (étrange instrument à percussion) défilent dans la soirée attirant l’attention du public un peu estomaqué. Des musiciens qui jouent avec leurs instruments avec une aisance hors du commun.
S’unissent des voix d’hommes dont on ne pourrait soupçonner la prestance dans ce voyage de la Tsiganie musicale. Du nord-ouest à l’est de l’Asie mineure, de l’Inde à l’Égypte, les écritures volées par la mer ont influencé nos déplacements et les sons associés.
La route est espérance. Le chant du temps et des saisons en langue romanès. Sensibilisés par la musique hongroise de Robi la Catoche, un solo de cymbalum reflète dans cet espace désigné un moment rempli de magie et d’émotion et de dextérité.
Référons-nous à la production cinématographique «Le temps des Gitans» et faisons avec l’ensemble musical une promenade dans les Balkans. Cette sonorité du clarinettiste anime les résidents de la Macédoine où l’on a la nette illusion de voir sortir le serpent de la bouteille.
D’Albanie, la musique tsigane est le signe d’une beauté exceptionnelle. Les tsiganes de Bulgarie et d’Ukraine rappellent la symbolique extrême : «J’ai traversé la terre avec mes semelles usées».
Moment intense : un hommage est rendu au grand compositeur classique Brahms durant la soirée. Quand les gitans n’ont plus le moral, ils chantent et dansent, s’accompagnent de rythmes jazzés. Chapeau bas à Urs Karpatz qui a su nous remonter le moral et merci de nous avoir fait voyager!