Selon Gina Gaudreault, de la CIQ, le marché de la copropriété a été fort actif dans la RMR de Québec ces trois derniers mois de 2009.
Le marché de la copropriété connaît un sursaut dans la région de Québec
Au cours des deux dernières années, le marché de la copropriété a connu une forte expansion dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. Invitée à brosser un portrait détaillé de ce marché, Gina Gaudreault, directrice générale de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), fait part d’observations convaincantes.
«Au troisième trimestre de la présente année, note Mme Gaudreault, on a enregistré 413 reventes de copropriétés, soit une hausse de 11,3 % par rapport à la même période de 2008, où il s’était vendu 371 unités de copropriétés. Autre élément intéressant, on remarque que le prix moyen a connu une augmentation de 4,5 %, passant de 176 798 $ en septembre 2008, à 184 786 $ un an plus tard. Il faut également rappeler que durant les mois de juillet et août dernier, les ventes de copropriétés ont été particulièrement actives.»
Interrogée sur les raisons de cet engouement envers la copropriété, Mme Gaudreault répond que ce choix domiciliaire est le reflet des besoins actuels de la population. «Parmi les acheteurs de condominiums, on retrouve plusieurs jeunes ménages qui désirent vivre à proximité des services, avec l’accès au transport en commun. Les personnes retraitées constituent également une certaine clientèle pour ce genre d’habitation. Mais, il ne faut pas croire que le marché de la copropriété est séparé entre les plus jeunes et les plus âgés. On retrouve une bonne proportion d’acheteurs parmi les personnes qui ont choisi de vivre seules et des couples dont les enfants sont partis de la maison familiale, sans être à la retraite pour autant.»
Année stable
Le choix de la copropriété s’inscrit donc dans une tendance qui privilégie l’accès aux commerces de proximité et l’offre de certains services. Reste que la région de la Capitale a connu une relative stabilité en matière de transactions de condominiums.
«Entre janvier et septembre 2009, il s’est vendu 1 273 unités de condos, comparativement à 1 349 ventes pour la même période de 2008, soit une légère diminution de 5,6 %, explique Mme Gaudreault. Cependant, nous avons constaté que cette baisse a surtout eu lieu en début d’année. Ce phénomène a eu un certain effet sur l’inventaire. Ainsi, au 30 septembre 2008, 773 unités de copropriétés étaient à vendre comparativement à 759, en 2009, soit une baisse de 2 %.»
Quant au prix moyen des copropriétés, il gravite au-delà de 150 000 $ pour environ 70 % de l’ensemble des condos.
Meilleurs délais
On remarque également que le délai de vente des copropriétés a connu une forte baisse cette année, passant de 93 jours, au 30 septembre 2008, à 77 jours pour la même période de la présente année. De l'avis de Mme Gaudreault, «cela représente une diminution de 17 % du délai et on constate que ça a eu un effet sur le prix moyen des condos. Au 30 septembre 2008, il s’établissait à 166 922 $, comparativement à 180 085 $ pour la même période en 2009, soit une augmentation de 8 %.»
Du côté de Lévis
Sur la Rive-Sud, les ventes de copropriétés ont connu une diminution de 9,3 %, passant de 149 unités, en septembre 2008, à 135, en 2009. En revanche, le prix moyen a connu une augmentation de 9 %, passant de 146 570 $, en septembre 2008, à 159 705 $, en 2009. Rappelons qu’au 30 septembre 2008, il y avait 96 copropriétés à vendre à Lévis, comparativement à 89 pour la même période de l’année 2009, soit une diminution de 7,3 %.
Enfin, si on compare les prix moyens en vigueur sur les deux rives, on constate qu’il en coûte moins cher pour acheter un condo à Lévis. «Le prix moyen d’une unité de copropriété à Lévis est de 160 000 $, comparativement à 180 000 $ pour Québec», conclut la directrice générale de la CIQ.
Construction soutenue
Au fil des six dernières années, on remarque aussi que la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a connu sa part de mises en chantier de copropriétés. Selon les données recueillies auprès de la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL), la Capitale a cumulé, entre les années 2003 et 2008, un total de 6 339 mises en chantier de ce type d’habitation.
Les périodes les plus actives ont eu lieu durant les années 2004, 2008 et 2005 avec des nombres respectifs de 1 200, 1 160 et 1 131 mises en chantier de condos. Par contre, en 2007, on constate une baisse marquée en matière de mises en chantier de condominiums puisqu’elles s’établissaient alors à 740.
Somme toute, les activités de construction de condos s’avèrent stables et les données laissent présager que la tendance pourrait se maintenir. Cette demande pour les logements en copropriété peut s’expliquer par le vieillissement de la population active qui, une fois que les enfants ont quitté, opte pour une habitation plus petite, où il n’y a pas de travaux d’entretien à effectuer.