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Élise Marcotte s’impose une discipline de fer

Denis Fortin par Denis Fortin
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Article mis en ligne le 6 octobre 2009 à 14:36
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Élise Marcotte s’impose une discipline de fer
Même si elle a un rythme de vie effrénée, Élise Marcotte est un exemple à suivre pour bien des jeunes.
Élise Marcotte s’impose une discipline de fer
Pas facile la vie d’une athlète olympique qui doit composer avec l’entraînement de nage synchronisée pendant une quarantaine d’heures par semaine et quatre cours en administration à l’Université du Québec à Montréal. C’est pourtant le rythme de vie hebdomadaire d’Élise Marcotte de L’Ancienne-Lorette, membre de l’équipe nationale de nage synchronisée.
«J’avoue que je n’ai pas beaucoup le temps de chômer et que j’aime bien être occupée, de dire Élise Marcotte. Je dois faire en sorte de gérer tout cela en même temps sans négliger mon entraînement et mes études. C’est la première fois que je suis inscrite à quatre cours dans une session. J’ai toutefois la chance de faire mes horaires et de compter sur des professeurs compréhensibles. J’ai le désir de suivre le plus de cours possible de manière à préparer mon après-carrière. Je me dis qu’il n’y a pas grand différence dans ma gestion du temps entre m’inscrire à trois ou à quatre cours.»

Sa vie étant réglée au quart de tour, l’athlète dans le début de la vingtaine n’a pas beaucoup de temps à elle. Mais comme elle adore ce qu’elle fait, elle est prête à consentir les efforts pour exceller tant dans la piscine qu’en salle de classe.

«L’équipe canadienne de nage synchronisée prépare actuellement ses routines en prévision de la compétition World Trophy présentée à la fin de novembre à la piscine olympique de Montréal. On travaille une routine technique avec éléments et un programme libre. C’est beaucoup de préparation, mais nos récents résultats sur la scène mondiale nous encouragent à persévérer. L’esprit est très bon au sein de l’équipe et nous sommes sûres de bien performer devant nos partisans», d’ajouter la membre de l’équipe nationale senior depuis l’automne 2006 et de l’équipe junior depuis 2004.

Sa dernière expérience olympique de Pékin où l’équipe du Canada a terminé au quatrième rang lui a fait découvrir bien des choses.

«Quand on dit qu’on a participé à des Jeux olympiques, on s’aperçoit que la perception des gens à mon endroit change. Quand je disais que je revenais d’un championnat du monde, on réagissait en me félicitant. À mon retour de Chine, mes interlocuteurs s’exclamaient quand je leur en parlais. Dans l’esprit des gens, les Olympiques sont le rendez-vous sportif par excellence de la planète. Mon expérience à Pékin, même si je passais de sept à dix heures par jour dans la piscine, fut sans contredit le fait saillant de ma jeune carrière. J’en ai profité pour découvrir de nombreux athlètes canadiens en plus de côtoyer des grands noms du sport comme le joueur de tennis Raphaël Nadal», précise encore la nageuse originaire de L’Ancienne-Lorette.
Retraite
Même si elle est au sommet de sa forme et qu’elle a dans sa mire une participation aux Jeux olympiques de Londres en 2012, Élise Marcotte n’est pas sans penser à ce qu’elle fera une fois la retraite venue.
«J’adore parler en public et rencontrer les représentants des médias, dit-elle. J’aime aussi partager mon expérience d’athlète et parler des efforts nécessaires pour performer sur la scène mondiale. On m’a vu à la télévision aux Olympiques de Pékin sans prendre conscience des nombreux efforts consentis pendant toutes ses années pour en arriver là. Il y a eu certainement des joies, mais également des peines et des déceptions. C’est ce que j’aime raconter aux gens.»

La nageuse synchronisée depuis l’âge de 4 ans aimerait partager sa passion avec les gens dans un domaine où elle serait bien à l’aise.

«Je me verrais bien dénicher un travail dans le domaine de la publicité, de la vente ou dans les communications où le travail d’équipe rapporte généralement des dividendes. J’apprécie de plus les contacts avec les élèves des écoles primaires que je visite régulièrement. J’ai des choses à partager et je vais faire en sorte de dénicher un emploi où je pourrai le faire régulièrement», de conclure Élise Marcotte.

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