Les marcheurs ont choisi un point de départ lourd de symboles. Difficile de nier le déboisement avec de telles annonces. (Photos Thaïs Martel)
Les citoyens de Charlesbourg veulent sauvegarder les espaces verts
«Il y a eu beaucoup de développement sauvage dans le secteur. Peut-être que les promoteurs essaient maintenant de faire des efforts face à la pression populaire, mais il faut aller plus loin. Il faut arrêter les coupes à blanc!»
Ces propos, lancés par Chantal Thivierge du regroupement Aux arbres, citoyens! résument bien le message que souhaitaient faire passer une centaine de résidents de Charlesbourg descendus dans les rues du nord de l’arrondissement pour réclamer aux futurs élus plus de parcs et la sauvegarde des boisés.
Les citoyens ont également profité de l’occasion pour demander à la Ville de respecter son Plan directeur d’Aménagement et de Développement, soulignant que celui-ci indique que la forêt urbaine constitue une composante fondamentale du patrimoine vert de la ville et que, conséquemment, il importe d’en maintenir et d’en accroître la présence dans le paysage urbain.
La marche d’aujourd’hui réunissait le comité Aux arbres, citoyens!, le comité d’arbres de Charlesbourg et le groupe Forêt y voir! Pour Martine Sanfaçon du groupe Foret y voir!, le simple fait que trois regroupements du genre se soient formés démontre l’urgence de la situation. «Nous sommes trois groupes pour une même cause. Nous voulons que le boisé du Bon-Pasteur et le territoire du centre de ski de fond de Charlesbourg soient protégés. Nous déplorons la perte de l’érablière de la rue des Loutres et nous ne voulons plus que ça se reproduise», a-t-elle affirmé.
Arguant que Charlesbourg comprend moins de 1% de boisés en parcs protégé, Mme Sanfaçon prône un souci de protection avant de penser au développement. De plus, les trois groupes présents lors de la marche disent avoir une vision plus large et souhaiter une ville verte, un concept incompatible selon eux avec la destruction des boisés.
Guy Chicoine
Commentaire mis en ligne le 5 octobre 2009En cette période d'élections municipales, il est temps de se faire entendre et d'impliquer les candidats à se prononcer «sur l'honneur».
Les exemples de «développements sauvages» et de déboisement excessif sont trop évidents pour ignorer le laxisme ou la faiblesse de la réglementation actuelle comme de la «souplesse» de son application.