Hélène Le Gal, consule générale de France à Québec, Gisèle Lamoureux, botaniste, Agnès Maltais, députée de Taschereau, Lisette Lepage, membre du comité exécutif à la Ville de Québec, Jacques Langlois, directeur général de la Commission de la capitale nationale du Québec, Gertrude Bourdon, directrice générale du CHUQ, ainsi que le Dr Louis Dionne, cofondateur de la Maison Michel-Sarrazin. (Photo Véronique Demers)
Hommage à un pionnier de la médecine au Québec
Un clin d'oeil à Michel Sarrazin aux portes de l'Hôtel-Dieu
Pionnier de la médecine au Québec, le chirurgien Michel Sarrazin (1659-1734) voit son oeuvre honorée par une plaque commémorative historique, bientôt fixée à l'entrée de l'Hôtel-Dieu de Québec, où il a exercé une partie de sa carrière.
Le nom de Michel Sarrazin est également présent sur une fresque du Vieux-Québec de la Commission de la Capitale-Nationale et sur la Maison de soins palliatifs à Sillery. C'est le cofondateur de la Maison Michel-Sarrazin, le Dr Louis Dionne, qui a eu l'idée de cette plaque historique. «On sait peu de choses sur la pratique de Michel Sarrazin. C’était une personne frêle, de taille moyenne, mais d’une énergie et d’un dévouement exceptionnel jusqu’à la fin de sa vie», décrit-il.
«Cette plaque va traduire la pérennité de l'oeuvre de Michel Sarrazin. Le Dr Sarrazin a été animé d'une grande vision, une curiosité scientifique», a affirmé Gertrude Bourdon, directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ).
«Les astres étaient alignés. Je suis heureux d'accompagner la Ville de Québec dans cette démarche-là», a exprimé Jacques Langlois, directeur général de la Commission de la capitale nationale du Québec. La Commission est liée à la Ville dans une entente ayant permis d'enrichir le paysage urbain d'une douzaine de monuments et de plaques diverses.
La botaniste Gisèle Lamoureux a rappelé que la plante carnivore sarracénie pourpre a été baptisée en l'honneur du chirurgien de Québec. «C'est une plante bizarre qui a servi pendant un certain temps à un aspect médicinal. À cette époque, on ne pensait pas que c’était une plante insectivore, mais on en a fait l’observation en 1918. (…) Michel Sarrazin était aussi un naturaliste, il a notamment fait des publications sur le loup marin, le porc-épic, le carcajou et le castor», informe-t-elle.
À la fois botaniste, naturaliste et médecin du roi, Michel Sarrazin a contribué à l'avancée de la médecine. L’un de ses faits d’armes est d’avoir pratiqué une mastectomie totale sur la soeur Marie Barbier, le 29 mai 1700. Celle-ci a survécu pendant 39 ans suite à l'intervention.