Grâce à son association avec Swiss Timing, Claude Désy a parcouru le monde pour s'occuper de chronométrage dans les principales manifestations sportives.
Claude Désy accumule les expériences olympiques depuis 35 ans
Il y a bien peu de gens de la grande région de Québec pouvant se vanter d'avoir participé dans les 35 dernières années à cinq olympiades d'été, quatre olympiades d'hiver, deux jeux du Commonwealth, trois universiades d'été et à une édition des Jeux panaméricains. C'est pourtant le cas de Claude Désy de L'Ancienne-Lorette qui a accompli cet exploit à titre de représentant de la compagnie Swiss Timing.
«Mon aventure a débuté en 1975 lorsque j'ai obtenu le poste de responsable du chronométrage des Jeux olympiques de Montréal, indique Claude Désy. J'avais enseigné pendant deux ans à la Polyvalente de Charlesbourg et je savais que l'enseignement n'était pas pour moi. Un contact m'a parlé d'un possible poste à Montréal et je n'ai pas trop hésité avant d'accepter l'offre. À partir de là, j'ai eu le privilège de vivre des expériences fort intéressantes aux quatre coins de la planète.»
Le Lorettain a ainsi été le responsable du chronométrage d'une dizaine de sports lors des jeux de Montréal (athlétisme, aviron, cyclisme, canoë-kayak, etc.). Dans ce rôle, il a eu à travailler avec les ingénieurs et les architectes pour doter Montréal des infrastructures nécessaires pour accueillir l'élite mondiale sportive.
«Après les jeux, je suis devenu surintendant à temps partiel au Peps de l'Université Laval avant d'obtenir un poste à temps plein. J'ai ensuite occupé les fonctions de coordonnateur aux installations et équipements sportifs »et du coordonnateur du programme Rouge et Or. Je suis retraité depuis 2005 et je me demande souvent comment je faisais pour travailler tellement j'ai peu de temps à ma disposition. Cela me laisse également du temps pour poursuivre ma carrière parallèle avec Swiss Timing», de poursuivre celui qui participe à toutes les épreuves préolympiques se déroulant un an avant les jeux.
L'ex-employé de l'Université Laval a ainsi travaillé aux jeux de Los Angeles, d'Atlanta, de Sydney, d'Athènes, de Pékin, de Lake Placid, Calgary et Albertville et sera des Jeux de Vancouver en février 2010. À chaque occasion, il séjourne dans la ville olympique pendant une trentaine de jours.
«Toutes ces expériences font en sorte que j'ai de très bons amis partout dans le monde. J'ai aussi la chance d'avoir visité beaucoup de pays. Ce qui m'a le plus frappé au cours de mes différents périples est de constater le contraste entre les riches et les pauvres, particulièrement au Brésil et en Chine. J'ai pu admirer de magnifiques paysages tout en constatant une extrême pauvreté. Mais partout où je suis allé, tous les gens que j'ai appris à connaître sont liés par un objectif : réussir les jeux présentés dans leur pays», précise encore le retraité.
Bien accueilli partout
D'autres éléments qui l'ont marqué lors de ces nombreuses expériences ont trait à la gentillesse, à l'amabilité et à la qualité de l'accueil des gens qu'il est appelé à côtoyer.
«Lorsque je forme mes bénévoles, je leur dis toujours qu'ils doivent donner un temps précis aux athlètes après chacune des épreuves. Ces derniers ont travaillé d'arrache pied pour se rendre où ils sont rendus et nous nous devons au moins de répondre à cette exigence de base. Ils sont en droit de savoir leur temps peu importe leur position. Je songe parfois à arrêter. Mais il pourrait être intéressant d'aller à Londres en 2012, en Russie en 2014 et à Chicago en 2016», d'ajouter sourire en coin Claude Désy.
Pour ce dernier, il n'y a pas de montagne assez haute pour arrêter les bénévoles de Québec quand il est question d'organiser des compétitions importantes.
«Au niveau des compétences, la région de Québec n'a rien à envier à personne dans le monde. Il manque cependant la montagne pour accueillir des Jeux olympiques d'hiver. Je pense qu'organiser une Universiade d'hiver serait plus à notre portée. J'espère qu'on pourra se reprendre pour accueillir les meilleurs athlètes universitaires du monde en 2019. Je suis certain que nous n'aurions pas trop de problème à recruter des bénévoles compétents pour ces jeux», de conclure Claude Désy.