Le maire Émile Loranger veut faire connaître le montant réel de la dette de la Ville de L’Ancienne-Lorette. (Photo Nicolas Bégin)
Un rapport pour connaître la dette réelle à L’Ancienne-Lorette
Le maire de L’Ancienne-Lorette demande à son trésorier de préparer un rapport pour faire connaître l’état réel de la dette de la Ville. Le montant devrait tourner autour de 7 M$, pense le maire Émile Loranger.
«Pour le mois de juin, le trésorier va nous préparer une résolution dans laquelle il dit que la ville prend tous les surplus accumulés et les affecte au paiement cash des immobilisations faites.»
«S’il y a une dette à la charge des contribuables, je la veux répartie comme suit : la dette héritée de la Ville de Québec au 31 décembre 2005 et celle qu’on a générée depuis le 1er janvier 2006 en date d’aujourd’hui. Ça ne dépassera pas 7 M$.»
Au cours des trois dernières années, les élus ont adopté plusieurs règlements d’emprunt à L’Ancienne-Lorette, compte tenu de l’imprécision du montant à verser à l’agglomération. Le montant se chiffre à 16 M$, mais seulement 2 M$ ont été financés. Le trésorier devra ainsi cibler les règlements à fermer.
Il s’agissait alors d’une solution pour conserver une marge de manœuvre et protéger les contribuables, indique le maire.
L’entente signée cet hiver entre Régis Labeaume, Émile Loranger et Marcel Corriveau a cependant débrouillé les chiffres.
Au 31 décembre 2007, la Ville enregistrait un surplus de 5,5 M$. Selon les informations du maire, cette somme pourrait atteindre 7,5 M$ un an plus tard.
Toujours en attente d’adoption, le budget 2009 prévoit néanmoins un coussin de 1,8 M$ au chapitre des immobilisations.
«On est dans une situation où la Ville de L’Ancienne-Lorette, malgré les gels de taxes, a un budget dans lequel on a une marge de manœuvre de 1,8 M$ pour payer cash nos prochaines immobilisations et on finit avec une dette de 7 M$.»
«Pour une ville comme la nôtre, c’est une petite dette. À compter de 2010, on n’a plus d’immobilisations à faire pour 15 ans dans la machinerie et plus d’immobilisations à faire pour les bâtisses, sauf l’entretien normal. Il nous reste donc 1,8 M$ pour l’entretien de nos rues.»
À moins d’un imprévu, le maire Loranger s’attend à un autre gel de taxes en 2010. À partir de ce moment, la dette de la Ville diminuera, à raison de 500 000$ à 600 000$ par année.
Piscine semi-olympique
Le maire veut par ailleurs informer et consulter la population au sujet d’un projet de piscine semi-olympique à L’Ancienne-Lorette.
L’élu y voit de nombreux avantages et seul bémol : le coût. Une telle construction au Québec représente en moyenne un investissement de 7 à 9 M$. Il faut ensuite prévoir environ des frais d’exploitation annuels de 500 000$.
Il deviendrait alors presque impossible d’essuyer cette dépense sans hausser les taxes, pense Émile Loranger.
«C’est quelque chose qu’on peut se payer, mais avec l’accord des gens. Le compte de taxes ne doublera pas, mais ça peut faire une différence de 75$, 80$ ou 100$... Maintenant, est-ce que les gens sont prêts à le payer? À eux de décider.»