Mario Bédard était entre autres accompagné de l'architecte François Moreau lors du périple du groupe québécois à Winnipeg et Denver.
Un bilan plus que positif pour le groupe de Mario Bédard
«J'ai ma place» à Winnipeg et Denver
Les cinq membres du groupe de promoteurs de la construction d'un nouveau complexe de sports et spectacles dans la région de Québec qui ont participé il y a deux semaines à un périple dans l'ouest canadien et américain reviennent enchantés de leurs rencontres avec les dirigeants du MTS Center de Winnipeg, des Oilers d'Edmonton et de l'Avalanche du Colorado.
«J'avais quelques objectifs en tête quand nous avons pris la direction de Winnipeg et Denver, indique l'âme de ce projet, Mario Bédard. Je peux vous affirmer que je sais encore mieux ce qu'il nous faut pour que notre projet puisse voir le jour. Notre visite du MTS Center à Winnipeg a été plus que convaincante. Nous y avons été très bien accueillis et je comprends plus que jamais ce qui fait la réussite de ce centre.»
Avec ses quelque 120 événements et ses 50 matchs de hockey, l'amphithéâtre de Winnipeg est le troisième plus occupé au Canada après le Centre Bell de Montréal et l'Air Canada Center de Toronto.
«Il est clair dans mon esprit que la versatilité du MTS Center est la pierre angulaire des succès remportés par ce complexe, ajoute M. Bédard. Ce dernier peut accueillir aussi facilement 15 000, 8 000 ou 4 000 personnes sans que la qualité de l'acoustique en soit diminuée. Les firmes qui organisent les tournées d'artistes reconnaissent la qualité de cet amphithéâtre. Ce n'est pas pour rien qu'on a réussi à doubler le nombre d'événements qu'on y tient en moins de cinq ans.»
La rencontre avec le président du MTS Center, Mark Chipman, est un moment important pour le groupe de Québécois.
«Il a répondu à toutes nos questions avec les preuves à l'appui. Il nous a notamment dit que notre complexe avec un club de hockey comme les Remparts de Québec et une centaine d'événements par année serait facilement rentable. Il nous a même offert son expertise comme mentor de notre projet. Ce que nous nous sommes empressés d'accepter. Kevin Lowe de l'organisation des Oilers d'Edmonton de même que Jean Martineau, François Giguère et Michel Goulet de l'Avalanche du Colorado ont fait de même», de poursuivre l'instigateur de ce projet.
À Denver, le groupe de Québec voulait mieux comprendre la mécanique, les salaires des joueurs, le partage des revenus, bref tout ce qui concerne la gestion d'une équipe de hockey dans la Ligue nationale.
«À la suite de nos discussions, on songe à diminuer de 20 000 à 18 000 le nombre de spectateurs dans le futur amphithéâtre, soit la moyenne de la Ligue nationale de hockey. Selon les gens que nous avons rencontrés, le secret de la réussite est de créer la rareté dans le futur complexe. Ce point est d'ailleurs à l'ordre du jour de notre prochain conseil d'administration. Nous avons maintenant à concentrer nos efforts sur la vente de sièges et de loges. À ce titre, l'embauche de Patrick Bragoli est un pas dans la bonne direction. C'est maintenant au tour des amateurs de démontrer s'ils appuient notre projet», de conclure Mario Bédard.