Mission accomplie pour François-Guy Thivierge qui a gravi le mont Vinson en Antarctique et qui s'est rendu en ski de fond au Pôle Sud.
Expériences inoubliables pour François-Guy Thivierge
Ascension du mont Vinson et périple au Pôle Sud
L'alpiniste québécois François-Guy Thivierge est de retour au Québec après avoir réalisé dans une période de 40 jours l'ascension du mont Vinson en Antarctique et de s'être rendu au Pôle Sud en ski de fond à des températures froides au possible.
«La réussite de ces deux exploits représentent pour moi des expériences à jamais grées dans ma mémoire, a indiqué François-Guy Thivierge à son retour Québec. J'ai vécu pendant cette expédition des moments très intenses aux niveaux mental et physique. J'ai réalisé en fait un périple intérieur unique en son genre à des températures de moins 35 degrés Celsius avec souvent des vents de 50 kilomètres et plus.»
Ce qui a frappé notre aventurier des temps modernes est qu'il a été confronté pendant cinq semaines à un paradis de neige et de glace difficilement imaginable où il ne voyait que de la neige et le ciel bleu.
«Nous marchions sur de la glace d'une épaisseur de trois km dans un environnement deux fois plus grand que le territoire des États-Unis. J'ai pris conscience de la force de caractère dont ont fait preuve les plus grands explorateurs qui ont réussi le même exploit que moi au début du 20e siècle. Ils ont tous mon admiration parce que leur périple a duré deux ans alors que j'en ai mis 40 jours pour y parvenir. De plus, nos équipements ne se comparent même pas à ceux qu'ont utilisés nos prédécesseurs», spécifie encore François-Guy Thivierge.
Le froid a certes été l'élément qui a causé le plus de difficulté au Québécois lors de ses deux expéditions.
«J'ai dormi au grand froid pendant 35 jours. Je peux maintenant affirmer sans peur de me tromper que mon endurance au froid s'est grandement améliorée. Je suis par contre très fier d'avoir gravi le mont Vinson, le plus haut sommet recensé dans l'Antarctique. Je poursuis ainsi ma conquête des sept plus hauts sommets de la planète sur autant de continents», d'ajouter l'alpiniste.
Le Québécois entend maintenant gravir les trois autres plus hauts sommets du monde en juin, août et octobre 2009. On pense ici au Mont McKinley en Alaska en Amérique du Nord en juin, un sommet de 6 194 mètres, au Mont Elbrus en Russie d'une hauteur de 5 642 mètres en août, lequel se trouve sur le continent européen et le Mont Carstensz d'une hauteur de 4 884 mètres qui se trouve en Nouvelle Guinée sur le continent australien en octobre.