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Pierre Tremblay : de vendeur de souliers à propriétaire de deux concessions autos

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 15 septembre 2008 à 5:30
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Pierre Tremblay : de vendeur de souliers à propriétaire de deux concessions autos
Pierre Tremblay, président-directeur général du Nouveau JD Chrysler et de la nouvelle concession Suzuki.
Pierre Tremblay : de vendeur de souliers à propriétaire de deux concessions autos
Cette semaine, je vous relate ma rencontre avec Pierre Tremblay, propriétaire de la concession Chrysler du boulevard Sainte-Anne et plus récemment de la nouvelle concession Suzuki, située tout juste à côté. Pierre est un chic bonhomme que je connais depuis plusieurs années. La famille Tremblay est d’ailleurs bien connue dans la région de Québec, Gilles est propriétaire de la Seigneurie du Triton et Sylvie est notaire et a déjà été présidente du Carnaval de Québec.
Québec Hebdo – Pierre, tu es le seul enfant de la famille à être né à Québec!
Pierre Tremblay - «Toute ma famille est originaire d’Alma au Lac Saint-Jean. Je suis le sixième et cadet de la famille, probablement que mon père voulait avoir un petit Québécois de Québec, mais d’après mes calculs, je soupçonne avoir été conçu aussi au Lac Saint-Jean et né à Québec (rires). Je me considère donc un peu comme un gars du Lac. Je suis également fier d’être un gars de Duberger, où j’ai grandi et fait mes études.»
QH - Après tes études, est-ce que tu as tout de suite travaillé dans le monde de l’automobile?
PT - «En fait, pendant mes études, je travaillais chez Sears dans le département de la chaussure. Par la suite, j’ai décidé de poursuivre dans ce domaine chez Simard et Voyer. J’étais jeune, 19 ans, et déjà on me considérait comme le meilleur vendeur. Je te dirais que c’est ma sœur et ma mère qui m’ont "allumé" sur le monde de l’automobile, en m’incitant à faire application chez un concessionnaire automobile. J’ai commencé à vendre mes premières autos à Place Laurier, alors que Marc Tardif inaugurait sa première concession automobile. Je suis tombé là-dedans comme un poisson dans l’eau. J’adorais ça et je réussissais très bien. Quelques années plus tard, je postulais comme directeur des ventes chez Toyota. J’ai obtenu le poste chez Capitale Toyota, qui était alors situé sur le boulevard Hamel près de l’ancien restaurant La Fondue. J’ai poursuivi ma carrière pour le même propriétaire chez Sainte-Foy Toyota. J’ai acquis de l’expérience pendant quelques années chez d’autres concessionnaires, afin de me préparer à un jour avoir mon propre commerce.»
QH - Dans quelles circonstances as-tu réalisé ce rêve?
PT - «Avec toute cette expérience acquise, j’ai réussi à convaincre un homme extraordinaire, Jacques Pommerleau, de s’associer à moi et de financer notre premier commerce. Sans la générosité de cet homme, je ne serais pas rendu où j’en suis aujourd’hui. Il a cru en moi et aujourd’hui, même si j’ai racheté ses parts, nous sommes restés les meilleurs amis du monde.»
QH - Votre premier commerce a donc été JD Chrysler sur le boulevard Sainte-Anne!
PT - «Exactement. En 2000, nous avons acheté la concession de John Dacres. C’est à ce moment que nous avons décidé de garder le nom de JD en y ajoutant tout simplement le qualificatif de "nouveau". Depuis ce temps, nous opérons sous le nom de Nouveau JD Chrysler. Dès le départ, nous avons connu le succès et cela se poursuit encore aujourd’hui.»
QH – Récemment, vous avez ajouté une nouvelle concession à votre palmarès paraît-il?
PT - «Il y a cinq ans, nous avions acquis le terrain adjacent à notre commerce sur lequel nous avons érigé une bâtisse pour notre section d’automobiles usagées, mais aussi en fonction d’avoir un emplacement le jour où une nouvelle concession deviendrait disponible. Ce qui s’est présenté, il y a plus d’un an maintenant, alors que la compagnie Suzuki nous a choisis pour vendre son produit.»
QH - Un même individu peut donc être propriétaire de différentes concessions automobiles?
PT - «C’est une question qu’on me pose souvent et la réponse est oui. Il n’y a aucune restriction, à partir du moment où vos différents commerces sont situés dans des locaux distincts et ont pignon sur rue à des adresses différentes. C’est toutefois toujours la prérogative du manufacturier d’accepter ou de refuser une candidature.»
QH - Quelle est ta recette pour réussir en affaires?
PT - «Il n’y a pas de recette miracle. Pour ma part, je crois fermement en l’être humain. Je suis d’abord très près de mes employés. Je les connais bien, je connais leur famille, j’organise des activités pour nous regrouper et avoir du plaisir ensemble. Au début, nous étions 17 et, aujourd’hui, c’est plus d’une soixantaine de personnes qui composent la famille JD. Un bon concessionnaire doit rencontrer le plus possible sa clientèle. Personnellement, j’aime le monde et je suis présent pour recevoir ma clientèle et échanger ensemble. Il faut être disponible aussi socialement. Je me fais un devoir de participer aux différentes activités sociales de notre communauté. En résumé, il faut être présent dans son milieu. Mais, je tiens à te dire que ma plus grande qualité, c’est MON EQUIPE!»
QH - Voilà le résumé de quelques minutes seulement de ma rencontre avec mon ami Pierre. Comme tout bon gars du Lac, il pourrait vous entretenir encore pendant plusieurs heures sans que vous voyiez le temps passer. Bravo Pierre pour ta réussite en affaires et bonne chance avec ta nouvelle entreprise.

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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