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Procès de George Radwanski: un élément de la cause n'est "pas concluant"

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 septembre 2008 à 23:00
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Procès de George Radwanski: un élément de la cause n'est
Le procès de l'ancien Commissaire à la vie privée du Canada, George Radwanski, s'est terminé vendredi, laissant le juge président sceptique quant aux preuves présentées par le procureur. LA PRESSE CANADIENNE/Jonathan Hayward
OTTAWA - Le procès de l'ancien Commissaire à la vie privée du Canada, George Radwanski, s'est terminé vendredi, laissant le juge président sceptique quant aux preuves présentées par le procureur.
Le juge à la Cour de justice de l'Ontario, Paul Bélanger, a affirmé à l'avocat de la Couronne, Robert Wadden, qu'un élément fondamental de sa cause contre Radwanski n'était "pas concluant".
Le juge a également indiqué que la politique fédérale quant aux fonctionnaires qui offrent leur hospitalité aux frais des contribuables auront un rôle déterminant sur sa décision.
Le magistrat a remis en question la capacité du Me Wadden à démontrer que des dîners hebdomadaires réguliers que Radwanski déclarait comme une hospitalité lors de séances de travail n'étaient pas tenus pour des "affaires légitimes".
Le juge Bélanger a aussi laissé entendre à deux reprises que des témoins qui auraient pu soutenir la cause de la Couronne n'avaient pas été appelés à la barre, dont un ancien délégué du commissariat et des fonctionnaires qui auraient pu témoigner sur les pratiques générales d'hospitalité du gouvernement.
Les accusations portent essentiellement sur des dépenses de milliers de dollars que Radwanski aurait facturé au gouvernement pour des dîners avec Donna Vallieres, sa directrice des communications, une avance pour frais de voyage de 15 000 $ qui est demeurée impayée pendant plus d'un an, ainsi qu'un montant de 16 000 $ en argent comptant que Radwanski aurait pris en vacances annuelles non gagnées.
Le juge a émis son commentaire lorsque le Me Wadden a évoqué un prêt que Radwanski avait obtenu de son ancien chef de cabinet, en mai 2002, qu'il aurait utilisé pour payer sa carte de voyage gouvernementale American Express. M. Bélanger a estimé que l'argument n'était "pas concluant".
Le juge a affirmé qu'il aurait besoin de transcriptions des témoignages pour évaluer la preuve et qu'il ne rendrait pas de décision avant le mois de novembre.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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