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Émile Gagné : celui qui personnifie l'accueil de la basilique Sainte-Anne

Article mis en ligne le 21 juillet 2008 à 7:30
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Émile Gagné : celui qui personnifie l'accueil de la basilique Sainte-Anne
Émile Gagné en a côtoyé des gens depuis qu'il s'occupe de l'accueil et l'information à la basilique Sainte-Anne.
Émile Gagné : celui qui personnifie l'accueil de la basilique Sainte-Anne
Cette semaine, comme je le fais au moins une fois par année, je suis allé faire un tour du côté de Sainte-Anne-de-Beaupré. Je pourrais appeler ça «mon petit pèlerinage personnel». La basilique est tellement belle et tellement remplie d’histoire. J’aime aussi regarder les gens circuler dans cet endroit et faire part de leur dévotion à Sainte-Anne. Ça vient de partout au Canada, même des États-Unis et du Mexique. Beaucoup d’Européens visitent aussi cet endroit de culte. À ma sortie de l’église, j’ai échangé quelques mots par pur hasard avec un homme fort sympathique, qui travaille à cet endroit depuis maintenant 50 ans. Émile Gagné est préposé à l’accueil et à l’information. Laissons-le se présenter.
Québec Hebdo - Quel est votre intérêt pour ce lieu de culte unique?
Émile Gagné - «Je suis natif de Baie-Saint-Paul et très jeune mes parents ont déménagé ici à Sainte-Anne-de-Beaupré. Ma mère avait toujours désiré finir ses jours à Sainte-Anne. Vers l’âge de 16 ans, j’ai commencé à travailler en aidant les frères lors des retraites fermées. Je faisais du ménage et j’aidais à préparer les repas. C’est en 1959 que l’on a terminé le musée de cire et on m’a demandé de travailler à cet endroit. Quelques années plus tard, je me retrouvais à l’accueil et à l’information ici à la Basilique.»
QH – Au fil des ans, vous avez dû rencontrer des gens qui proviennent de partout à travers le Monde?
EG - «Et comment! Cela fera 50 ans le premier janvier prochain que je travaille ici. J’ai vraiment rencontré toute sorte de monde et de partout. C’est universel ici. C’est inimaginable toutes les personnes que l’on peut rencontrer. Vous savez, il y a beaucoup de jeunes qui nous visitent d’année en année. Ça débute dès avril avec des groupes des États-Unis et surtout de l’Ontario. Il y a des journées où l’on reçoit plus de 60 autobus remplis de jeunes!»
QH - Qu’est-ce que les jeunes viennent chercher ici?
EG - «Pour beaucoup d’entre eux, pas nécessairement catholique, c’est de découvrir un aussi grand lieu de pèlerinage. Ils ont entendu parler de Sainte-Anne, soit par leurs parents, soit par leur professeur à l’école. Ils sont d’abord impressionnés par l’architecture des différents bâtiments. Mais, ils sont surtout impressionnés par le nombre de personnes qui visitent ces lieux et qui croient en Sainte-Anne. Beaucoup de jeunes catholiques nous demandent d’assister à la messe de 11 h 30 pour prier.»
QH - Vous, qu’est-ce qui vous a le plus impressionné dans vos 50 ans passés à l’accueil de tout ce monde?
EG - «Tout! Vous savez, beaucoup de personnes me demandent comment j’ai pu faire pour travailler 50 ans au même endroit et toujours garder ma bonne humeur et mon sourire? D'abord, laissez-moi vous dire que j’avais des parents extraordinaires et qui m’ont élevé dans la religion catholique et j’ai une grande confiance en moi. Encore aujourd’hui, chaque fois que je commence ma journée, j’ai toujours l’impression que c’est nouveau. Je rencontre presque toujours de nouvelles personnes, qui viennent me raconter leur petite histoire, leurs petits bobos. J’ai l’impression que je les aide, ne serait-ce que de les écouter. Pour ma part, je trouve cela très enrichissant. Il y a tellement de personnes seules. Il faut savoir les écouter. Le contact privilégié que j’ai avec ces gens-là, c’est inestimable. Je pense que je ne pourrais vivre sans cela.»
QH - Croyez-vous aux miracles?
EG - «Personnellement, je n’en ai jamais vus. Mais, j’y crois! Des petits miracles, il y en a à tous les jours. Si une personne vient ici et met toute sa confiance en Sainte-Anne et y croit vraiment, c’est déjà la moitié de sa guérison. Ne dit-on pas que la foi peut soulever des montagnes? J’invite toute la population à venir au sanctuaire. Venez voir Sainte-Anne. La basilique, tout comme n’importe quelle église, offre des messes et des cérémonies religieuses comme le baptême, le mariage, les funérailles, etc. Tout le monde est bienvenu chez Sainte-Anne. Peu importe votre religion, nous sommes tous des humains, nous avons le même cœur et nous convergeons tous vers un même chemin : celui de Dieu! Peu importe les moyens, nous avons tous le même but!»
Après 50 ans, comme vous le constatez, Émile Gagné a gardé sa même passion, son même enthousiasme. Cette rencontre m’a fait énormément de bien. Il va sans dire que je vous recommande d’aller faire un tour à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Juste une petite pause sur le chemin de votre vie!
* Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau

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